Place au changement (Partie 2 de 2)

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Voici la suite de mon billet sur le changement. Il s’agit de la conclusion de mon résumé sur la vidéo de la conférence TEDx de Jason Clarke sur le changement.

Les vraies raisons pour lesquelles les gens refusent de changer (la suite…)

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Je n’arrive pas à trouver ma place dans tout ceci

ET

Je sens que je n’ai pas mon mot à dire dans ce qui arrive

Pour ces deux points, Jason présente le concept de Authorship. Il décrit le Ownership comme ceci :

Ownership: Voici ce qui doit changer, voici pourquoi, voici comment, faites-le et prenez-en possession.

Il propose plutôt:

AuthorshipVoici ce qui doit changer, voici pourquoi, trouver comment vous allez y arriver.

Il insiste sur le fait qu’il faut confier le « comment » aux personnes qui vont vivre le changement. Afin d’y arriver il propose d’utiliser un outil simple en quatre quadrants. :

KEEP

(Ce qu’on garde)

CHUCK

(Ce qu’on enlève)

CHANGE

(Ce qu’on change)

ADD

(Ce qu’on ajoute)

C’est un atelier souvent utilisé dans une rétrospective et qu’on connait aussi sous le nom de DAKI (Drop, Add, Keep, Improve).


J’en ai marre des faux changements qui ne vont nulle part

Jason adresse d’abord un mythe ancré solidement dans l’esprit de plusieurs:

People hate change!

Il dit:  « si c’est le cas il faut le dire à l’industrie de la mode et du tourisme, parce que leur principale raison d’être est basée sur le fait que les gens changent constamment de look ou veulent voir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures. Il faudrait aussi parler aux gens qui vont au gym pour perdre du poids, ou à ces salons de coiffure qui changent votre coupe de cheveux. Ils devraient tous savoir que les gens détestent le changement… »

C’est faux! Voici ce que Jason en pense:

Bored people want change, frustrated people want change, passionate people want change, etc. People don’t hate change.

Ce que les gens détestent, c’est le faux-changement et le problème du vrai changement est qu’il sonne exactement comme du faux-changement. Il faut donc se poser ces questions:

  • Est-ce que le changement est vrai ou faux?
  • Est-ce que le changement est culturel ou structurel?
  • Est-ce que le changement est offert ou imposé?

Tant que vous ne changerez pas la culture (la manière dont les gens pensent) et tant que le changement ne sera pas offert, il n’y a aucune chance de succès, ne l’essayez même pas.

Une formule pour convaincre

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Jason présente ensuite la formule qu’il utilise pour convaincre les gens d’embarquer dans le changement. Il présente un tableau simple avec d’un côté la posture des gens à qui on propose le changement : ouvert ou fermé au changement. De l’autre côté, il présente la posture de l’agent de changement : il présente une réelle opportunité de changement ou une coquille vide.

Ouvert Fermé
Réelle opportunité Faire une vraie différence Bousiller une chance unique
Coquille vide Déception Je le savais, je l’avais dit

Il leur dit ensuite:

Vous avez le choix de vous fermer au changement et de perdre une opportunité de participer à un changement simplement pour avoir le droit de dire “Je le savais, je l’avais dit que c’était n’importe quoi”;

Ou alors, vous pouvez vous ouvrir à ce changement au risque d’être déçu, pour avoir la chance de faire une véritable différence.

Présenter comme ça, le choix est facile à faire (smile)

Faire une différence

Finalement, il va conclure en présentant ce qui pourrait apparaître sur notre pierre tombale :

  • J’ai suivi le statut quo ;
  • J’ai fait plaisir à mon patron ;
  • J’ai atteint tous mes KPI.

Est-ce excitant? Est-ce que ça ressemble à quelque chose que vous voudriez voir sur votre pierre tombale ou encore que vous voudriez entendre lors de vos funérailles? En fait, je crois que personne ne voudrait ça.

Alors qu’est-ce qu’on veut au fond? Jason le décrit magnifiquement bien en disant:

Les jeunes veulent faire leur marque et les plus vieux veulent laisser un héritage. En fait, tous ces gens veulent la même chose: faire une différence.

Personne ne veut être complètement effacé, dans un rôle de soutien ou comme un simple figurant. On veut tous avoir un impact à un niveau ou un autre. On veut tous être en mesure de faire une différence à un certain moment dans notre vie. Ainsi, il serait bien plus intéressant d’inscrire ceci sur notre pierre tombale :

  • J’ai fait une différence.

Pour conclure sa présentation, Jason termine en citant l’auteur J.R.R. Tolkien :

Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous faisons avec le temps qui nous est imparti.

All we have to decide is what to do with the time that is given to us.

Face au changement, les gens sont laissés devant un choix, celui de saisir l’opportunité ou de passer leur tour. Ce qu’il faut retenir c’est qu’on ne peut imposer un changement, on peut simplement l’offrir, l’expliquer, aider les gens à en prendre possession et les accompagner à travers ces étapes.

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